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« WorkingWell » : Amazon s’inquiète de la santé de ses employés

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Selon les chiffres cités par le Wall Street Journal, Amazon a enregistré une moyenne de 5,6 blessures au travail pour 100 salariés en 2019 aux États-Unis, soit plus que la moyenne nationale dans ce secteur : 4,8. La compagnie s’est fixée pour objectif de réduire de moitié ces incidents d’ici 2025 et a donc décidé de réagir en lançant « WorkingWell » (bien travailler), un programme qui vise à améliorer le bien-être des salariés de ses entrepôts. 

Concrètement, cette initiative vise à former les salariés pour éviter certains accidents du travail et améliorer leur santé mentale. Ce programme sera étendu à 1000 établissements aux États-Unis et en Europe.

En effet, pour prévenir les troubles musculo-squelettiques, un des grands problèmes de santé rencontré par les employés, ces derniers visionneront à tour de rôle des vidéos de prévention des blessures. Elles expliquent par exemple comment soulever correctement des articles. Certains exercices d’étirement et de respiration leur seront également transmis. Pas question toutefois de flâner trop longtemps… ces pauses ne dureront pas plus de 30 secondes à une minute.

Pour le volet santé mentale, Amazon permettra à ses salariés de visionner des vidéos de méditations guidées, ainsi que des scènes et des sons apaisants. Des zones bien-être seront par ailleurs créées pour leur permettre de s’étirer et méditer, tandis qu’une application mobile donnera l’occasion aux travailleurs de faire de même chez eux.

Ces mesures laissent en tout cas sceptique, Jack Dennerlein, un chercheur américain spécialiste des troubles musculo-squelettiques. Interrogé par nos confrères, il préconise plutôt une réorganisation des entrepôts et précise : « Il faut adapter le travail à l’homme, et non pas adapter l’homme au travail ».

Il y avait en tout cas urgence à réagir car Amazon est vivement critiqué pour les conditions de travail imposées à ses salariés. Les 5800 employés de l’entrepôt de Bessemer dans l’Alabama (un État du Sud des États-Unis) ont certes voté contre la syndicalisation, mais le débat qui a accompagné cette élection a toutefois révélé un vrai mécontentement au sein de l’entreprise.

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