Certaines histoires dépassent les mots. Une image suffit parfois à susciter l’émotion collective. Au Japon, dans le Zoo municipal d’Ichikawa, un bébé macaque nommé Punch est devenu malgré lui le symbole d’une tendresse universelle après avoir trouvé du réconfort dans une simple peluche.
This is Punch, a baby Japanese macaque at Ichikawa City Zoo in Japan, cuddling a plush orangutan toy for comfort after being rejected by his mother.. 🥺 pic.twitter.com/S3sXYhH9yO
— Buitengebieden (@buitengebieden) February 16, 2026
Né en juillet 2025 et rejeté par sa mère dès ses premiers jours, le petit primate a été pris en charge par les soigneurs du parc situé dans la préfecture de Chiba, à proximité de Tokyo. Nourri à la main et surveillé en permanence, Punch devait cependant faire face à un autre défi : l’absence de contact maternel, essentiel au développement social des primates.
Un substitut inattendu
Chez les macaques, l’apprentissage passe par le groupe et par le lien avec la mère. Sans ce contact, les jeunes ont des difficultés à adopter les comportements naturels nécessaires à leur intégration. Pour pallier ce manque, les soigneurs ont testé plusieurs solutions : tissus, serviettes ou objets doux.
La solution s’est imposée avec une peluche orang-outan : le modèle DJUNGELSKOG de IKEA. Grâce à ses longs bras permettant de s’agripper, la peluche offre un point d’ancrage rassurant. Punch s’y est attaché immédiatement, la serrant contre lui pour dormir ou se déplacer dans son enclos.
Dans la nature, un bébé macaque rejeté a peu de chances de survivre. Le cas de Punch rappelle donc à la fois la fragilité des jeunes primates et le rôle crucial des soigneurs dans les structures zoologiques.
Une émotion devenue virale
Rapidement, des visiteurs ont partagé des images du petit singe enlacé à sa peluche sur les réseaux sociaux. Les vidéos se sont propagées, transformant Punch en phénomène viral. Les internautes japonais l’ont surnommé « Punch-kun » et suivent désormais son évolution avec attention.
L’affluence au zoo a augmenté, preuve que cette histoire touche un public bien au-delà du cercle des visiteurs habituels. Dans un environnement numérique souvent polarisé, ce récit a créé un moment rare d’émotion partagée.
Au-delà de l’anecdote, cette histoire rappelle aussi une réalité plus large : selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, une grande partie des espèces de primates sont aujourd’hui menacées, notamment en raison de la déforestation et de l’expansion agricole.
Quand une marque réagit avec sobriété
L’histoire a également retenu l’attention de IKEA Espagne, qui a choisi de relayer l’image avec discrétion. La marque a intégré la photo dans une mise en page inspirée de son catalogue, confirmant qu’il s’agissait bien de son modèle sans transformer la scène en argument commercial appuyé.
Ce positionnement illustre une tendance croissante dans la communication des marques : accompagner l’émotion plutôt que la créer artificiellement.
Plus qu’un simple objet
Aujourd’hui, Punch poursuit son intégration progressive parmi les autres macaques sous la supervision des soigneurs. Mais la peluche reste son repère, une présence rassurante dans une phase essentielle de son développement.
Cette histoire rappelle qu’un objet peut parfois dépasser sa fonction initiale. Derrière une peluche, il peut y avoir un lien, un apaisement — et une histoire capable de toucher le monde entier.