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Quand la publicité devient un film d’horreur : PETA dévoile Hamface pour dénoncer les viandes transformées

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L’horreur ne se limite pas aux écrans de cinéma. Profitant de l’engouement pour les films d’épouvante en 2026, l’agence créative Pablo London signe sa première campagne pour PETA autour d’un sujet du quotidien : les risques associés à la consommation de viandes transformées. Au cœur du dispositif, un personnage inquiétant, baptisé Hamface, incarne les dangers que peuvent dissimuler des aliments aussi familiers que le bacon, le jambon et les saucisses.

Hamface, un nouveau visage de l’horreur

Plutôt que de parodier le cinéma d’épouvante, Pablo London a choisi de créer un véritable univers horrifique. La campagne reprend les ressorts du genre : une tension qui s’installe progressivement, un environnement domestique qui devient menaçant et une présence inquiétante dont le danger ne se révèle que trop tard.

Hamface représente cette menace invisible. Le personnage symbolise des produits que les consommateurs invitent régulièrement à leur table sans nécessairement mesurer les risques qui leur sont associés. L’objectif est de provoquer une prise de conscience en transformant une habitude alimentaire ordinaire en une expérience visuelle dérangeante.

Le risque de cancer au cœur du message

Pour donner du poids à son récit, la campagne s’appuie sur les données relatives aux viandes transformées. Selon les informations communiquées par PETA, le bacon, le jambon et d’autres produits de cette catégorie sont classés parmi les agents cancérogènes du groupe 1 et sont associés à environ 34 000 décès par cancer dans le monde chaque année.

La comparaison avec des figures emblématiques du cinéma d’horreur, notamment Chucky, Leatherface et Freddy Krueger, souligne le caractère inquiétant de cette réalité. Le message repose sur un contraste : contrairement aux menaces traditionnellement mises en scène dans les films, le danger évoqué par la campagne se trouve dans des produits couramment consommés.

Une réalisation pensée comme un véritable film d’épouvante

Le personnage de Hamface et le film ont été conçus par le duo de réalisatrices RIOT, composé d’Amy Fasey et Nathalie Gordon, en collaboration avec ArtClass. Leur approche créative vise à installer une atmosphère anxiogène plutôt qu’à simplement reprendre les clichés du genre.

Cette orientation permet à la campagne de conjuguer narration cinématographique et sensibilisation. En plaçant la menace au cœur de l’environnement familial, le film cherche à interpeller le public sur la place qu’occupent les viandes transformées dans les habitudes alimentaires.

PETA veut faire évoluer les habitudes alimentaires

Pour Dawn Carr, représentante de PETA, Hamface met en lumière l’horreur dissimulée derrière des aliments devenus ordinaires. Elle rappelle également que les produits concernés soulèvent deux questions distinctes : les risques sanitaires associés à leur consommation et le sort des porcs utilisés pour leur fabrication.

Dan Watts, directeur de la création chez Pablo, souligne pour sa part la capacité du projet à donner une forme concrète aux dangers moins visibles de la viande transformée en s’appuyant sur les codes de l’horreur.

Avec Hamface, PETA et Pablo London cherchent ainsi à dépasser la simple provocation visuelle. La campagne invite les consommateurs à s’interroger sur leurs choix alimentaires en faisant d’un produit familier le point de départ d’un récit inquiétant.

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