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Les politiciens et les universitaires critiquent le monopole du ‪#‎marché‬ ‪#‎publicitaire‬ au ‪#‎Maroc‬

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Dans le cadre d’une journée d’étude organisée à la Chambre des représentants, les hommes de la politique et de la science ont procédés à un inventaire des lacunes du marché de la publicité au Maroc. Le constat est alarmant, seule une poignée d’agence publicitaire s’accapare la part du lion de ce marché et seule les grandes structures et institutions peuvent se permettre de diffuser des campagnes publicitaires. Cela rend le marché presque monopolisé et contrôlé. Selon Rachid Rokbane le coordinateur de la majorité parlementaire qui a initié cette rencontre, le secteur de la publicité au Maroc est soumis à un système juridique fragmenté, allant du code des obligations et des contrats passant par le code de la presse, et la loi régissant la ‪#‎HACA‬. Sur un autre registre Rachid Rokbane déclare que les espaces publicitaires restent chers au Maroc, ce qui ne permet pas à de nombreuses petites et moyennes entreprises d’y accéder, ce qui produit un contrôle implicite de ce marché. Pour sa part, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Mustafa El Khalfi a déclaré que le marché de la publicité a réalisé six milliards de dirhams de chiffre d’affaire (‪#‎imperium‬), au cours de la dernière année, dont 40 % de part se met au compte des supports audiovisuels. Cependant, le secteur reste tributaire à des textes de lois obsolètes datant des années trente du siècle dernier. M El Khalfi a expliqué que la dispersion du système juridique régissant le secteur rend l’investissement dans cette activité difficile « c’est comme si on se promenait dans un champ de mines». Le ministre a ajouté que le nombre limité des entrepreneurs impliqués dans ce domaine au Maroc, produit des pratiques monopolistiques et impacte négativement l'activité économique, cela ne peut que miner la crédibilité de certaines institutions médiatiques. El Khelfi a mis en exergue le quasi monopole des grandes parts de marché de ce secteur par la télé, cela n’a pas empêché aussi les stations de radio de réaliser des avancées considérables. D’autres parts la presse électronique commence à percer le marché avec de belles perspectives pour l’avenir, mais elles restent loin de ce qui se fait en occident. Par exemple le digital réalise 40 milliards de dollars en USA versus 19 milliards pour les supports traditionnels. Le ministre de la communication atteste aujourd’hui, le besoin de moderniser et développer le secteur de la publicité, de manière à assurer le développement de son modèle économique, est plus qu’urgent, il est vital. Il a souligné aussi que la télécommunication, suivi de l’alimentation, le transport, l’immobilier et les banques sont les secteurs qui investissent le plus dans la publicité au Maroc. Abdelali Benamour, président du Conseil de la concurrence, a déclaré qu'il était nécessaire de faire la distinction entre la publicité nécessaire à la communication de l’entreprise et de l’endoctrinement, en soulignant qu’il y a de nombreux problèmes qui sont difficiles à écarter, qui concerne surtout la frontière entre la liberté de création et la protection des mineurs et de l’image de la femme dans le travail des publicitaires. Il a ajouté que l'institution qu'il préside doit lutter contre les pratiques commerciales déloyales émanant des opérateurs économiques sur ce secteur. Dans la même suite d’idée, Yahya Yahyaoui, le chercheur universitaire sur les thématiques des médias et de la communication, a soulevé trois niveaux de problématique qui enveniment le secteur de la publicité au Maroc à savoir : la faiblesse de l’assiette publicitaire au Maroc, et la fréquence volatile et la périodicité des investissements, et en fin le monopole quasi absolu par une petite poignée d’agence de la place. Il rajoute que, la télévision s’accapare les grandes parts des budgets publicitaires au Maroc, et que des lobbies sont toujours derrière cet état de fait. D’autre part ce quasi monopole tue la créativité, sans parler de la langue employé pour diffuser les messages publicitaires, qui peut parfois se traduire par des positions idéologique loin de la simple promotion des produits et services.

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