La menstruation n’est pas seulement une question de santé ou d’intimité : elle représente aussi un véritable enjeu économique. C’est le message porté par la nouvelle campagne de l’application de santé menstruelle Clue, qui met en évidence le coût cumulé des règles tout au long de la vie.
À travers cette initiative, la marque souhaite élargir le débat public en révélant une réalité souvent ignorée : les règles peuvent peser lourdement sur le budget des personnes concernées.
Un coût global sous-estimé
Selon une étude menée au Royaume-Uni, une personne menstruée dépenserait en moyenne plus de 20 000 livres au cours de sa vie, soit près de 25 000 euros. Ce chiffre dépasse largement le simple achat de protections hygiéniques.
En effet, les dépenses liées à la menstruation incluent également les médicaments antidouleur, les consultations médicales, ainsi que le remplacement de vêtements ou de linge de maison. Autant de coûts souvent invisibles, mais qui s’accumulent au fil des années.
Des conséquences sur le quotidien
Au-delà de l’aspect financier, cette réalité a des répercussions concrètes sur la vie quotidienne. Une part significative des personnes concernées déclare devoir adapter ses dépenses pour faire face à ces coûts.
Certaines sont contraintes de renoncer à des besoins essentiels, tandis que d’autres optent pour des alternatives moins adaptées, faute de moyens. Cette situation met en lumière une forme de précarité menstruelle encore largement sous-estimée.
Une campagne pour faire évoluer les mentalités
Avec sa campagne intitulée « Cost of Bleeding », Clue ne se limite pas à dresser un constat. L’objectif est également d’encourager des changements concrets, notamment en plaidant pour un accès plus large, voire gratuit, aux produits menstruels.
En s’appuyant sur des données marquantes, la marque cherche à repositionner les règles comme un véritable enjeu de santé publique et d’égalité. Une démarche qui contribue à lever les tabous encore présents autour de ce sujet.
Un débat de plus en plus visible
Au Royaume-Uni, la question des règles gagne progressivement en visibilité dans l’espace public. Plusieurs campagnes ont déjà contribué à normaliser le sujet et à encourager la discussion.
Par exemple, la marque Persil s’est associée au club de football Arsenal pour sensibiliser aux tabous liés aux règles dans le sport, illustrant une volonté croissante d’intégrer cette problématique dans différents domaines de la société.
Vers une prise de conscience collective
En mettant des chiffres sur une réalité quotidienne, cette campagne contribue à faire évoluer les perceptions. Elle rappelle que la menstruation ne relève pas uniquement de la sphère privée, mais constitue aussi un enjeu économique et social majeur.
Une prise de conscience qui pourrait, à terme, encourager des politiques plus inclusives et réduire les inégalités liées à l’accès aux produits menstruels.