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HCP : Plus d'un Marocain sur 2 a consacré plus de temps à la communication et aux loisirs via les TIC

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Le Haut Commissariat au Plan (HCP) a publié les principaux résultats des modules portant sur l’évolution des rapports sociaux et des perceptions de l’accès à l’enseignement à distance et aux soins médicaux, dans le contexte du confinement sanitaire instauré pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

En effet, selon le rapport, plus de la moitié des Marocains ont consacré plus de temps à la communication et aux loisirs via les technologies de l'information et de la communication (TIC). Le temps moyen d’utilisation des Smartphones, tablettes ou ordinateurs pour la communication et loisirs est de 1h 40mn, 1h 57mn par les hommes et 1h 23mn les femmes, 2h 01mn en milieu urbain et 1h 01mn en milieu rural. Ce temps est plus long parmi les jeunes de 18 à 24 ans (3h 05mn), parmi ceux ayant le niveau d’enseignement supérieur (3h 01mn) et ceux en cours d’étude ou de formation (3h 30mn).

En comparaison avec l’avant confinement, plus de la moitié des Marocains (51,5%) y consacrent plus de temps (53,3% des hommes et 49,4% des femmes), 38,2% (38,4% des hommes et 37,8% des femmes) autant et 8,8% (7,1% des hommes et 10,8% des femmes) y mettent moins de temps. 1,5% (1,2% des hommes et 2% des femmes) exercent cette activité pour la première fois pendant le confinement.

Les femmes consacrent 6 fois plus de temps que les hommes aux travaux ménagers

Le temps moyen journalier alloué aux travaux ménagers au domicile (cuisine, vaisselle, linge…) est de 2h 37mn (2h 34mn en milieu urbain et 2h 44mn en milieu rural), soit 33mn de plus par rapport à une journée normale avant le confinement (40mn en milieu urbain et 23mn en milieu rural). Avec 4h 27mn, les femmes y consacrent 6 fois plus de temps que les hommes (45mn), soit une augmentation respective de 28mn et de 40mn.

Le temps moyen journalier alloué par la femme aux travaux ménagers est différencié selon sa catégorie sociale : il est de 3h 54mn par femme active occupée, contre 5h 30mn par femme au foyer, 5h 12mn par femme mariée, contre 3h 17mn par femme célibataire, 3h 23mn par femme de niveau scolaire supérieur, contre 4h 51mn par femme sans niveau scolaire.

Les hommes sont plus impliqués aux travaux ménagers qu’auparavant; 45% y prennent part contre 13,1% en 2012 (49% contre 15,3% en milieu urbain et 37% contre 9,7% en milieu rural). Les plus impliqués au travail ménagers sont ceux ayant un niveau scolaire supérieur (51mn) et ceux appartenant au 20% des ménages les plus aisés (1h 04mn).

19,3% des hommes ont contribué pour la première fois aux travaux ménagers pendant le confinement, 40,1% leur consacrent plus de temps, 32,5% autant et 8,1% moins de temps. Ces proportions sont, respectivement de 1,9%, 35,2%, 56,2% et 6,7% pour les femmes.

Recul significatif de l’intérêt porté au suivi des cours à distance après le report ou annulation des examens

L’intérêt accordé au suivi des cours à distance a été réellement impacté par le report ou l’annulation des examens. En effet, la part des personnes scolarisées qui suivent les cours à distance, tous niveaux confondus, a reculé, après report ou annulation des examens, de 77,9% à 61%. Cette baisse est plus prononcée au collège, de 81,2% à 57,6%, suivi par le primaire de 73,2% à 53,5%, le secondaire de 85,8% à 72,3%, exceptée la 2ème année du baccalauréat où cette proportion est restée la même (95,4%), et, enfin, la formation professionnelle de 70,4% à 60,6%. 

La part des personnes scolarisées qui suivent ces cours de façon régulière a aussi connu une baisse de 42,9% à 33,1%, de 35,3% à 26% au primaire, de 41,9% à 27,9% au collège, de 51,2% à 38% au secondaire, de 56,4% à 51,1% au supérieur et de 48,9% à 40,6% à la formation professionnelle.

Accès disparate aux services de santé et limité par le confinement

Parmi les 11,1% de personnes souffrant de maladies chroniques ayant nécessité un examen médical durant le confinement, 45,2% n’ont pas eu accès à ces services, les hommes (46,6%) plus que les femmes (44,4%), les ruraux (53,2%) plus que les citadins (41,4%), les plus pauvres (48%) plus que les plus aisés (37%) et les enfants âgés de 6 à 14 ans (64,2%) plus que ceux de moins de 5 ans (39,2%). 

Parmi les 10,1% de personnes souffrant de maladies passagères et ayant nécessité une consultation, 37% n’ont pas pu en bénéficier, 46% en milieu rural contre 33% en milieu urbain. Ils sont plus nombreux parmi les hommes (41%) que les femmes (35%), parmi les adultes de 25 à 55 ans (39%) que les enfants de moins de 5 ans (34%) et parmi les 20 les plus défavorisés (47%) que les 20% les plus aisés (26%).

 

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