Pour lutter contre le racisme, deux chercheurs américains, Iyad Rahwan et Bjarke Felbo, ont développé un algorithme capable de détecter l’une des attitudes la mieux partagée sur les réseaux sociaux : le sarcasme.
Pour parvenir à créer ce système, intitulé DeepMoji, ils ont recueilli 55 milliards de tweets puis en ont retenu 1,2 milliard contenant au moins un emoji parmi les 64 les plus populaires pour entraîner leur réseau neuronal artificiel.
Comment ça marche ? Il suffit d’entrer une phrase en anglais dans la case pour que le site la traduise en emoji et décèle donc le sens des propos. « DeepMoji » est assez impressionnant puisqu’entraîné à détecter le sarcasme et le ton caustique. En analysant la phrase complète, sa construction, puis chaque mot et la ponctuation, l’outil réussit souvent à déceler le ton et la teneur émotionnelle.
Il s’agit d’une belle initiative dans une démarche d’éducation aux médias qui pourrait aider des chercheurs dans une démarche d’analyse des commentaires en ligne etc.