Les ennuis semblent s'accumuler pour Meta, la société mère de Facebook, alors qu'elle est confrontée à une nouvelle amende liée aux problèmes de protection des données personnelles. Cette fois-ci, c'est la Norvège qui a pris des mesures pour sanctionner l'entreprise, l'obligeant à payer près de 90 000 € par jour pour ses pratiques concernant les publicités ciblées.
Dans un contexte où la préservation des données personnelles est devenue une préoccupation majeure, les géants du Web font face à des défis croissants pour se conformer aux nouvelles réglementations. Le Règlement général sur la protection des données (RGPD) est au cœur de ces préoccupations. Meta, cependant, a fait preuve de réticence à se plier à ces règles, ce qui lui a valu une amende de 1,2 milliard de dollars. Cette sanction n'est qu'une parmi d'autres, alors que les amendes liées aux violations du règlement européen ont cumulé une somme imposante de 2,5 milliards de dollars.
En juillet dernier, la Norvège a interdit les publicités ciblées sur Facebook et Instagram, en soulignant les préoccupations de l'autorité de protection des données du pays, la Datatilsynet, quant à leur impact sur la vie privée des utilisateurs. Les publicités ciblées se basent sur les données personnelles collectées lors de la navigation sur Internet pour s'adapter aux centres d'intérêt individuels. La Norvège a exigé que Meta modifie son système pour se conformer au RGPD.
En réponse à ces préoccupations, Meta a annoncé la fin des publicités ciblées en Europe. Cependant, cette démarche n'a pas été jugée suffisante par Tobias Judin, responsable du secteur international de la Datatilsynet. Il a déclaré : "Selon Meta, ça prendra des mois, au minimum […] et on ne sait pas à quoi ressemblera le système de consentement". Face à cette situation, la Norvège a imposé à Meta une amende quotidienne de 1 million de couronnes (environ 88 500 €) du 14 août au 3 novembre 2023, au moins. L'autorité a également évoqué la possibilité de transformer cette sanction en une mesure permanente.
Meta a réagi en demandant la suspension de l'amende quotidienne et a présenté sa demande devant la cour. Cette demande sera examinée lors d'une audience de deux jours prévue pour le 22 août. Toutefois, même si la décision en faveur de Meta devait être prononcée, cela ne résoudrait pas les problèmes croissants de l'entreprise en Europe, où sa situation devient de plus en plus complexe.