Intermarché poursuit l’un des territoires de communication les plus durables de la publicité française récente. L’enseigne dévoile quatre nouveaux films qui viennent compléter une saga lancée en 2023 et désormais forte de 18 épisodes. À travers des situations volontairement extravagantes, la marque continue d’aborder une préoccupation bien réelle : la hausse du coût de la vie et l’accès à une alimentation de qualité.
Conçus avec l’agence Romance et réalisés par Katia Lewkowicz, ces nouveaux spots misent une nouvelle fois sur un principe narratif simple : imaginer un quotidien où les produits les plus ordinaires sont devenus si précieux qu’ils suscitent des comportements totalement disproportionnés.
L’absurde pour parler d’une réalité économique
Un paquet de pain de mie, un flan, des yaourts ou des côtes de porc ne sont, en apparence, que des produits courants. Dans l’univers imaginé par Intermarché, ils prennent pourtant une dimension presque exceptionnelle.
La campagne joue sur ce décalage entre la banalité des produits et la manière dont ils sont perçus par les personnages. L’humour devient alors un moyen de traduire une inquiétude économique sans adopter les codes classiques de la publicité consacrée aux prix.
Loin d’un simple catalogue promotionnel, les films construisent des scènes où l’exagération permet de rappeler une conviction centrale de l’enseigne : les produits alimentaires du quotidien ne devraient pas être réservés à une minorité.
Une même idée, déclinée depuis trois ans
Dans un secteur publicitaire où les concepts sont régulièrement remplacés par de nouvelles signatures, Intermarché fait le choix de la continuité. Depuis janvier 2023, la marque développe le même territoire créatif et préfère enrichir son univers plutôt que repartir de zéro.
Cette stratégie permet à la campagne de s’installer progressivement dans l’esprit du public. Les codes restent reconnaissables, tandis que les situations changent d’un épisode à l’autre.
Le défi est important : conserver une mécanique identifiable tout en évitant la répétition. Avec ces quatre nouvelles créations, Romance poursuit donc un travail de variation autour d’un même principe, en renouvelant les personnages et les contextes sans abandonner l’ADN initial de la campagne.
Cette longévité a notamment contribué à faire de cette plateforme l’une des plus identifiées dans le paysage publicitaire français. La campagne avait également été désignée campagne préférée des Français dans une étude Ipsos publiée en 2024, selon les informations fournies.
Intermarché mise sur l’humour plutôt que sur la guerre des prix
La grande distribution est traditionnellement un terrain de communication dominé par les promotions, les comparaisons et les annonces tarifaires. Intermarché a choisi une voie différente en privilégiant la comédie.
Cette approche permet à la marque de parler du pouvoir d’achat sans réduire son discours à une succession de chiffres ou de prix barrés. L’humour devient ici un véritable outil de différenciation.
En transformant les tensions liées au budget des ménages en situations fictives et décalées, la campagne cherche à créer une proximité avec le consommateur. Le message reste sérieux dans son intention, mais son traitement refuse la gravité excessive.
Une plateforme de marque construite pour durer
Avec 18 films, Intermarché démontre qu’une campagne peut conserver son efficacité lorsqu’elle repose sur un territoire suffisamment large pour être renouvelé. Chaque nouveau spot enrichit un univers déjà connu du public et participe à renforcer la cohérence de la marque.
Les quatre nouveaux films seront diffusés sur plusieurs canaux, notamment à la télévision, en vidéo en ligne et sur les réseaux sociaux. Ce déploiement permet à l’enseigne d’adapter une même plateforme aux différents usages médiatiques.
À travers cette nouvelle vague, Intermarché confirme surtout une orientation devenue centrale dans sa communication : traiter les préoccupations liées au coût de la vie en construisant un discours identifiable, accessible et fondé sur le décalage.
Plutôt que de changer régulièrement de message, l’enseigne continue ainsi de faire évoluer une idée installée depuis plusieurs années, avec l’ambition de démontrer qu’en publicité, la répétition d’un territoire créatif peut aussi devenir un signe de force.