Wired révèle que Meta a enregistré au moins 30,3 millions de dollars de revenus publicitaires entre juillet 2018 et avril 2022 à partir de réseaux de faux comptes. Plus de 22 millions ont été dépensés par seulement sept réseaux.
Nouvelle casserole à la traîne de Meta. Wired indique que le groupe américain a enregistré au moins 30,3 millions de dollars de revenus publicitaires entre juillet 2018 et avril 2022 à partir de réseaux supprimés de ses plateformes, ceux-ci manifestant “un comportement inauthentique coordonné”.
Derrière cette formule alambiquée se cachent des faux comptes visant à manipuler le débat public, notamment en usant d’informations trompeuses, voire totalement fausses. Ces réseaux sont principalement gérés par des gouvernements, des groupes indépendants et des sociétés de relations publiques et de marketing.
La Russie, principal pourvoyeur de faux comptes
Sur ces 30,3 millions de dollars, plus de 22 millions ont été dépensés par seulement sept réseaux. Le plus important avait pris la forme d'une campagne mondiale de 9,5 millions de dollars liée au groupe média — opposé au régime communiste chinois — derrière le journal américain Epoch Times, connu pour ses théories du complot et ses fausses informations.
Par ailleurs, sur les 134 campagnes impliquant des publicités payantes que Meta a identifiées et supprimées, 56 % visaient la population du pays d’origine de ces campagnes. Seules 31 % d'entre elles étaient uniquement axées sur un public étranger, c'est-à-dire les utilisateurs situés en dehors du pays d'origine du réseau. La Russie représentait le plus grand nombre d'annonces sur les réseaux que Meta a identifiées pour avoir enfreint ses règles et supprimées par la suite. Les États-Unis, l'Ukraine et le Mexique ont été les pays les plus ciblés.