L’entreprise américaine mise sur la sensibilisation des consommateurs pour valoriser ses produits et sa nouvelle certification Non-UPF Verified. À travers une campagne publicitaire déployée sur plusieurs canaux, la marque entend clarifier les débats autour des aliments ultra-transformés, de leur coût et de leurs conséquences potentielles sur la santé.
Une campagne pour changer la perception des aliments ultra-transformés
Amy’s Kitchen, spécialisée dans les plats préparés surgelés et les conserves, cherche à faire évoluer le regard des consommateurs sur l’alimentation ultra-transformée. Lancée aux États-Unis, sa nouvelle campagne vise notamment à remettre en question l’idée selon laquelle les produits alimentaires répondant à des critères plus exigeants seraient nécessairement moins accessibles financièrement.
L’initiative intervient alors que les préoccupations concernant les aliments ultra-transformés progressent auprès du public américain. Pourtant, la notion demeure parfois mal comprise, ce qui entretient les interrogations sur la composition des produits, leur valeur nutritionnelle et leur place dans une alimentation équilibrée.
Pour Amy’s Kitchen, l’enjeu consiste à associer information et valorisation de sa propre gamme, dans un contexte où la transparence alimentaire occupe une place croissante dans les choix d’achat.
Une certification mise en avant auprès des consommateurs
Au cœur de cette stratégie figure la certification Non-UPF Verified, délivrée dans le cadre du programme du Non-GMO Project. Selon les informations communiquées par la marque, près de 90 % de son catalogue de produits bénéficie de cette reconnaissance.
Cette certification constitue un argument central de la campagne, qui cherche à aider les consommateurs à mieux identifier les produits correspondant aux critères du programme. Elle permet également à Amy’s Kitchen de différencier son offre sur un marché où les questions liées à la transformation industrielle des aliments prennent de l’importance.
La marque prévoit plusieurs dispositifs pour diffuser son message : des publicités sur Meta, des annonces display programmatiques et une opération commerciale en magasin chez Whole Foods Market.
Le lancement a notamment été marqué par une installation monumentale de 40 pieds, soit environ 12 mètres, sur la Third Street Promenade, à Santa Monica, en Californie. Une projection sur le Clock Tower Building a également contribué à donner une visibilité importante à l’opération.
Le coût de l’alimentation, un argument au centre du débat
La campagne s’appuie également sur une analyse économique commandée par Amy’s Kitchen. Selon cette étude, une alimentation riche en aliments ultra-transformés serait associée à une charge économique supplémentaire estimée à 359 836 dollars sur l’ensemble de la vie.
Ce chiffre vise à attirer l’attention sur les coûts potentiels à long terme associés à ce type d’alimentation. Il doit toutefois être interprété avec prudence : les informations communiquées ne précisent pas ici l’ensemble des hypothèses méthodologiques, les postes de dépenses pris en compte ni les limites de l’analyse.
L’association observée entre une alimentation riche en aliments ultra-transformés et certains risques sanitaires ne signifie pas non plus que tous les produits de cette catégorie présentent les mêmes caractéristiques ou entraînent systématiquement les mêmes conséquences.
En mettant en avant la dimension économique du sujet, Amy’s Kitchen élargit ainsi son discours au-delà du seul prix affiché en rayon pour aborder les conséquences potentielles des habitudes alimentaires à long terme.