Le marché publicitaire marocain entame l’année 2026 sur un rythme soutenu. D’après les données d’Imperium relatives à la première semaine de janvier, l’activité des annonceurs s’est caractérisée par un volume élevé de campagnes, de créations et de diffusions, traduisant une volonté claire d’occuper l’espace médiatique dès les premiers jours de l’année.
Cette dynamique peut difficilement être dissociée du contexte particulier dans lequel elle s’inscrit. La Coupe d’Afrique des Nations 2025, organisée au Maroc et clôturée quelques jours auparavant, a placé le pays au centre de l’attention médiatique continentale et internationale pendant plusieurs semaines. Un environnement qui a dopé les audiences, stimulé la consommation de médias et créé un terrain particulièrement favorable aux prises de parole des marques. Le démarrage offensif observé début janvier apparaît ainsi comme le prolongement naturel de cette séquence exceptionnelle.
Les indicateurs révèlent d’abord une activité créative particulièrement marquée. Sur la période observée, 826 nouvelles copies publicitaires ont été enregistrées tous médias confondus. Le digital domine largement cette production, avec 267 nouvelles copies diffusées sur Internet et 195 sur les réseaux sociaux. La presse affiche également un niveau élevé avec 214 nouvelles créations, devant l’affichage (82), la radio (38) et la télévision (30). Ce volume témoigne d’un marché très réactif, où les annonceurs ont rapidement renouvelé leurs messages pour s’inscrire dans l’après-CAN et dans la dynamique du début d’année.
Sur le plan de la pression publicitaire, la domination de l’affichage est particulièrement notable. 1 345 campagnes ont été recensées sur ce média en une seule semaine. Un chiffre qui fait écho à l’importance prise par l’espace urbain pendant la CAN, transformé en vitrine géante pour les marques à travers fan zones, axes routiers, centres-villes et abords de stades. La radio suit avec 391 campagnes, devant la télévision (232) et la presse (86). Internet affiche également une activité soutenue, confirmant sa place centrale dans les dispositifs post-événementiels.
L’intensité de diffusion renforce cette lecture. Plus de 4 100 copies publicitaires ont été diffusées en une semaine. L’affichage concentre 2 084 diffusions, loin devant les autres canaux. Internet et les réseaux sociaux cumulent 748 diffusions, tandis que la radio (697), la télévision (329) et la presse (317) complètent ce paysage. Ce niveau de pression est caractéristique des périodes où les marques cherchent à maximiser leur visibilité dans un contexte d’audience élevée et de forte concurrence.
Autre indicateur intéressant : l’arrivée de plus de 13 nouveaux annonceurs sur la période. Ce renouvellement suggère que la CAN a également joué un rôle de déclencheur pour certaines marques, attirées par l’attractivité du marché, l’élargissement des audiences et la vitalité médiatique observée pendant le tournoi.
Pris dans leur ensemble, ces résultats dessinent les contours d’un marché publicitaire marocain en forte accélération, où l’affichage confirme sa puissance d’impact, où Internet consolide son rôle de moteur créatif, et où les médias traditionnels continuent de structurer les stratégies de notoriété.
Ce premier baromètre de 2026 semble ainsi s’inscrire dans la continuité directe de la CAN 2025 : un contexte émotionnel fort, une exposition internationale accrue et un espace médiatique particulièrement convoité, qui ont contribué à installer un climat propice à une reprise rapide et intensive des investissements publicitaires.
