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Publicité au Maroc : L’Observatoire Marocain Les Impériales dévoile les tendances des 10 premiers jours de Ramadan

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Les dix premiers jours de Ramadan 2026 confirment une tendance de stabilité pour le marché publicitaire au Maroc. Selon les dernières données de l’Observatoire Marocain Les Impériales (OMLI), les investissements publicitaires atteignent 425 millions de dirhams, contre 421 millions à la même période en 2025, soit une progression modérée de 1 %.

Si cette évolution traduit une légère croissance, elle reflète surtout un marché marqué par la prudence budgétaire des annonceurs, dans un contexte où l’optimisation des investissements semble primer sur l’expansion des budgets.

Une période stratégique pour les annonceurs

Chaque année, le mois de Ramadan constitue un moment clé pour les stratégies de communication des marques au Maroc. L’évolution des rythmes de consommation et les audiences élevées des médias en font un temps fort pour les campagnes publicitaires.

Cependant, les chiffres observés cette année indiquent davantage une phase de stabilisation du marché. Après plusieurs années d’ajustements et d’arbitrages financiers, les annonceurs privilégient désormais des stratégies plus ciblées et une gestion plus rationnelle de leurs investissements.

Cette approche traduit une volonté de maximiser l’efficacité des campagnes plutôt que d’augmenter significativement les budgets.

La télévision conserve une position dominante

L’analyse de la répartition des investissements confirme le rôle central de la télévision durant la période du Ramadan. Ce média capte à lui seul plus de 65 % des investissements publicitaires au cours des dix premiers jours du mois sacré.

Même si cette part recule légèrement par rapport à l’année précédente, la télévision demeure le principal levier de visibilité pour les annonceurs. Cette domination s’explique notamment par les audiences élevées du créneau du Ftour, qui rassemble chaque soir un large public devant les chaînes nationales.

Derrière la télévision, l’affichage et la radio apparaissent comme les principaux relais de communication. Le digital continue pour sa part de progresser, tandis que la presse poursuit sa tendance baissière dans la répartition des investissements.

Moins d’annonceurs mais des budgets concentrés

Un autre phénomène notable concerne l’évolution du nombre d’annonceurs présents sur les différents médias. Dans plusieurs segments, le nombre d’acteurs diminue alors que les volumes d’investissement restent relativement stables.

Cette configuration traduit une concentration accrue des budgets publicitaires autour de certains annonceurs majeurs. Les petites marques ou les budgets plus modestes semblent adopter des stratégies plus prudentes, voire se retirer de certains supports.

La presse est particulièrement touchée par cette tendance, avec une baisse significative du nombre d’annonceurs.

Des dynamiques sectorielles contrastées

L’analyse sectorielle révèle également des évolutions marquantes. Le secteur de l’alimentation demeure largement dominant dans les investissements publicitaires, bien qu’il enregistre un léger recul.

Les télécommunications conservent la deuxième place, tandis que certains secteurs affichent des progressions spectaculaires, notamment les assurances, l’entretien et l’automobile.

À l’inverse, d’autres segments historiquement actifs, comme la banque, la distribution ou encore l’hygiène et la beauté, enregistrent des baisses sensibles de leurs investissements.

Ces mouvements illustrent une recomposition progressive du paysage publicitaire, où certains secteurs renforcent leur présence pendant Ramadan tandis que d’autres ajustent leurs priorités budgétaires.

Une industrie en phase de réalignement

Pour l’Observatoire Marocain Les Impériales, ces premières données dessinent les contours d’un marché publicitaire stable mais prudent. La télévision reste le pivot central des stratégies médias, tandis que les annonceurs privilégient des dispositifs plus sélectifs et optimisés.

Ramadan confirme ainsi son rôle de période stratégique pour l’industrie de la communication au Maroc, tout en révélant une phase de transition où performance, efficacité et arbitrage budgétaire deviennent des facteurs déterminants pour les marques.

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