Rarement une marque automobile accepte de revenir publiquement sur ses échecs. Nissan fait pourtant le choix de la transparence avec une campagne singulière imaginée par Nissan United et TBWA\Paris, qui retrace son parcours semé d’embûches en Formule E jusqu’au sacre mondial.
Intitulé Last to Legends, le dispositif repose sur un documentaire de 12 minutes au rythme soutenu, pensé comme un récit de dépassement et de remise en question. Loin d’un discours triomphaliste, le film assume un départ difficile, marqué par une succession de contre-performances et par la séparation avec le pilote Oliver Rowland, figure emblématique du championnat.
Réalisé sous la direction de Romain Staropoli, le documentaire adopte un ton sobre et sincère. Il met en lumière l’équipe Nissan Nismo, ses doutes, ses choix stratégiques et sa capacité à remettre en cause ses certitudes. En retraçant les décisions clés qui ont permis à l’écurie de passer du bas du classement au sommet de la discipline électrique, le film donne à voir une autre facette de la performance sportive : celle de l’apprentissage et de l’intelligence collective.
Au-delà du film, la campagne s’inscrit dans un écosystème de communication plus large. Nissan déploie des contenus de marque au long format, des outils CRM, un site web dédié ainsi que des déclinaisons pour les réseaux sociaux. L’objectif est clair : installer une narration cohérente et durable autour des valeurs de persévérance, d’innovation et d’audace.
Avec cette prise de parole, Nissan démontre qu’un récit authentique, même construit à partir de moments difficiles, peut renforcer l’attachement à la marque. En Formule E comme en communication, l’ascension passe parfois par l’acceptation de ses faiblesses pour mieux valoriser ses réussites.
