À première vue, le film pourrait être confondu avec une publicité de Noël classique, dans la lignée des campagnes émotionnelles popularisées par certaines grandes enseignes internationales. Un jeune garçon y fait la rencontre d’une petite créature attachante, presque sortie d’un conte hivernal. Tout semble réuni pour une histoire douce et rassurante, portée par la magie des fêtes.
Mais très vite, le récit s’écarte des sentiers attendus. Derrière son apparence inoffensive, la créature révèle un appétit insatiable pour la lumière. Ampoules, guirlandes lumineuses, enseignes urbaines : rien n’échappe à sa voracité. La ville s’assombrit progressivement, installant un sentiment de surprise, voire d’inquiétude, chez le spectateur.
C’est précisément à ce moment que le film opère son retournement narratif. La créature, loin d’être destructrice, recrache soudain toute la lumière absorbée. Le décor urbain s’illumine alors de manière spectaculaire, offrant une scène visuelle forte et symbolique. La lumière, d’abord confisquée, devient un bien partagé, transformant la ville et l’expérience du jeune garçon.
À travers ce court-métrage d’environ 90 secondes, le Laboratoire de Newton, en collaboration avec le réalisateur Gary Freedman, signe une œuvre publicitaire qui joue habilement sur les émotions. Le film capte l’attention, surprend, puis émerveille, tout en tissant un lien subtil entre l’imaginaire de Noël et l’univers de l’énergie.
En associant cette narration visuelle à Protergia, l’entreprise énergétique, la campagne dépasse la simple promotion de marque. Elle propose une réflexion implicite sur la lumière comme source de vie, de chaleur et de lien social. Une démonstration de storytelling maîtrisé, où l’émotion devient un levier puissant de communication.
